Unschooling : le modèle éducatif du futur ?

Est-ce que vous vous souvenez de l’école ? De longues et douloureuses heures d’enseignement décourageantes, assurées par un professeur bien conscient qu’aucun de ses étudiants ne s’intéresse au sujet.

L’éducation publique laisse une marque indéniable sur les individus ; avec des taux de décrochage records, nous devons repenser fondamentalement la scolarité telle qu’elle est. Tout d’abord, plongeons nous dans la façon dont nous en sommes arrivés là.

L’histoire (très résumée) de l’enseignement public

Pour la plus longue période, des savants de la Grèce antique jusqu’aux écoles primaires ludus publicus dans la Rome antique, ou même la présence généralisée des écoles catholiques partout sur le continent, l’éducation était réservée aux classes supérieures.

Non seulement parce que les classes inférieures étaient trop pauvres pour offrir une telle éducation à leurs enfants, mais aussi parce qu’elles ne pouvaient concevoir qu’ils ne pouvaient pas faire autre chose que des travaux manuels.

Jean-Jacques Rousseau, pas vraiment un penseur libéral classique de l’époque, était très sceptique envers le système uniforme d’éducation, la salle de classe avec une méthode unique ôtant toute liberté et individualité aux enfants.

Il estimait que l’éducation telle qu’elle était assurée faisait peu de cas de leur développement potentiel, considérant plutôt – et instituant, par ses disciples – l’enseignant comme un guide dans l’épanouissement naturel des enfants.

La Prusse à l’origine

Cependant, les origines de l’enseignement public se trouvent en Prusse.

Les Prussiens ont réformé leur système éducatif après le début des guerres napoléoniennes et ont finalement été les premiers à introduire l’éducation étatique. Le gouvernement avait comme objectif le contrôle de l’État sur l’éducation afin de mener à sa construction telle que nous le connaissons aujourd’hui.

Le ministre de l’Éducation Willhelm von Humboldt voulait que ce système éducatif intègre tous les milieux sociaux dans une structure de base (les enseignements secondaire et supérieur étaient trop chers).

Les motifs de ce mouvement étaient moins à chercher du côté d’une démarche d’équité que d’une volonté de cohésion sociale, instaurée ici de manière radicale. En fait, les enfants devaient respecter et accepter l’autorité ; on s’attendait ainsi à ce qu’ils croient en l’unité et la supériorité de l’État.

Il a également permis l’amélioration des compétences requises dans les guerres menées en Europe, les forces armées étant obligées de savoir lire et écrire.

Est-ce qu’il faut envoyer ses enfant à l’école?

Pour les promoteurs du unschooling, leurs actions mettent fin à un cercle vicieux de soumission intellectuelle. La raison d’être de la scolarité est externe, soit dans des motivations (les notes), soit dans des sanctions (retenues pour mauvais comportement/non par le travail). Elle n’inclut pas la nécessité de ce qui y est enseigné.

Un article du Guardian relate l’histoire d’une mère d’un enfant de 14 ans non-scolarisé explicitant sa décision de le soustraire retirer à l’école :

Au cours de l’année 3, j’ai commencé à être préoccupé par Elias », dit-elle. « Il semblait perdre son étincelle, presque comme si la lumière dans ses yeux était éteinte. Il semblait abattu. Il a cessé de regarder les gens. Il présentait un comportement anxieux.

La proposition de base des unschoolers tient dans le principe que les enfants apprennent naturellement et, qu’au lieu d’un enseignant, ils ont besoin d’outils nécessaires pour apprendre par eux-mêmes.

Ces parents sont désireux de voir leurs enfants emprunter un chemin différent du leur, afin d’éviter de leur imposer pressions et attentes, par des choix éducatifs différents.

Combien d’enfants resteront-ils dans l’école si elle n’est pas obligatoire?

Notre réponse habituelle aux enfants qui estiment l’école terriblement incontournable est l’hypothèse de la hiérarchie : nous les contraignons « pour leur propre bien ».

Le unschooling explique que si les enfants ne sont pas prêts à suivre ces cours, ils ne devraient pas le faire. L’origine de cette notion de liberté de choix éducatif est à la fois enracinée dans le peaceful parenting (qui consiste à refuser l’emploi de la force à l’encontre de leurs enfants) et la conviction que la scolarité classique est manifestement improductive.

En fait, les comportements négatifs tels que la tricherie, le dénigrement des autres ou l’égocentrisme sont des habitudes que les enfants prennent à l’école. Les libérer de la contrainte d’une journée scolaire de 8 à 16 heures, leur donner l’opportunité d’accumuler les connaissances et les compétences qu’ils désirent, au lieu de ce qui leur est imposé, les transformeront en individus plus indépendants et avides de liberté.

Les humains sont dotés du désir de travailler. Maintenant, les enfants doivent être libérés dans le monde.


Cet article est une traduction de « How unschooling opens new ways of education to children », publié par Freedom Today. Il a été publié en français par Contrepoints.

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About Bill Wirtz

My name is Bill, I'm from Luxembourg and I write about the virtues of a free society. I favour individual and economic freedom and I believe in the capabilities people can develop when they have to take their own responsibilities.

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