En Espagne comme en France, le plafonnement des loyers est présenté comme une réponse sociale à la crise du logement. Mais en s’attaquant aux prix plutôt qu’à l’offre, ces politiques risquent surtout de décourager l’investissement et d’aggraver la pénurie.
On a souvent l’impression que nos dirigeants puisent leur inspiration économique dans un vieux grimoire de solutions miracles qui, par un mystère mathématique, finissent toujours par produire l’effet inverse de celui escompté.
Aujourd’hui, c’est au tour de l’Espagne de succomber totalement à la tentation du gel des loyers, rejoignant ainsi le club des pays qui préfèrent panser une hémorragie avec un simple sparadrap. La nouvelle législation espagnole, avec ses zones dites « tendues » et ses plafonds imposés aux propriétaires, se pavane comme une mesure de justice sociale. Le gouvernement prétend protéger les locataires contre l’inflation, mais en réalité, il ne fait qu’inviter le marché immobilier à une lente agonie.
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